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	<title>Archives des Chronique de Yaël &quot;Grave Clave&quot; Mothes - fppa.fr || Prod - Rec - Mix</title>
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	<description>Plus que votre musique, votre histoire...</description>
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	<title>Archives des Chronique de Yaël &quot;Grave Clave&quot; Mothes - fppa.fr || Prod - Rec - Mix</title>
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		<title>Harvestime « Head for a Fall » Album</title>
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		<dc:creator><![CDATA[fppacombrtactive]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 16:00:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique de Yaël "Grave Clave" Mothes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Harvestime : les vertiges de l’intérieur Il y a des albums qui cherchent la puissance. D’autres la perfection. Head for a Fall, lui, cherche autre chose : une vérité émotionnelle.Et c’est probablement ce qui le rend aussi profondément humain. Le premier album de Harvestime ne donne jamais l’impression d’avoir été pensé pour séduire ou démontrer. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading"><strong>Harvestime : les vertiges de l’intérieur</strong></h1>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des albums qui cherchent la puissance. D’autres la perfection. <em>Head for a Fall</em>, lui, cherche autre chose : une vérité émotionnelle.<br>Et c’est probablement ce qui le rend aussi profondément humain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier album de Harvestime ne donne jamais l’impression d’avoir été pensé pour séduire ou démontrer. Il avance plutôt comme une lente traversée mentale, un disque habité par la fatigue intérieure, les relations fissurées, les pensées obsessionnelles et cette sensation contemporaine d’exister dans un monde où tout semble légèrement déplacé, instable, trop rapide ou déjà usé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès <em>Roses of Despair</em>, Harvestime installe un climat de confusion émotionnelle et d’enfermement psychique :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">“Leave me alone inside my head”</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Tout l’album semble contenu dans cette phrase.<br>Les personnages de <em>Head for a Fall</em> vivent enfermés dans leurs propres pensées, incapables de communiquer clairement leurs blessures, oscillant sans cesse entre désir de lien et besoin de retrait. Et plutôt que de transformer cette douleur en grand spectacle dramatique, le groupe choisit la retenue. Les morceaux respirent, hésitent, montent lentement avant d’exploser par vagues successives — exactement comme ces émotions que l’on croit maîtrisées avant qu’elles ne débordent.<br>L’influence de Deftones apparaît naturellement dans cette manière de construire la tension davantage par l’atmosphère que par la démonstration de force. Les guitares semblent imaginées comme des masses mouvantes, tantôt aériennes, tantôt étouffantes, toujours suspendues entre mélodie et saturation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et la basse 5 cordes donne au disque cette profondeur presque organique qui traverse des morceaux comme <em>Darkside</em> ou <em>Lupa</em>. On imagine pour le reste de l&rsquo;album des lignes lourdes, enveloppantes, capables de maintenir une tension sourde même dans les passages les plus calmes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/04/a0934554876_10-1024x1024.jpg" alt="Harvestime &quot;Head for a Fall&quot; album" class="wp-image-7952" style="width:424px;height:auto" srcset="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/04/a0934554876_10-1024x1024.jpg 1024w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/04/a0934554876_10-300x300.jpg 300w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/04/a0934554876_10-150x150.jpg 150w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/04/a0934554876_10-768x768.jpg 768w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/04/a0934554876_10-600x600.jpg 600w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/04/a0934554876_10.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>La chute comme état permanent</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre même de l’album agit comme une promesse <em>Head for a Fall</em>. Non pas une chute spectaculaire, mais une trajectoire. Quelque chose que l’on poursuit malgré les avertissements, comme si les personnages du disque étaient incapables de modifier leur propre mouvement intérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le morceau-titre le dit explicitement :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">“The road ends, the bridge is broken”</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Harvestime explore ici une forme d’autodestruction lente, presque inconsciente. Les figures, qui traversent l’album, refusent de regarder leurs blessures. Elles déplacent leur culpabilité et sabotent leurs relations ou tentent simplement d’anesthésier leurs émotions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>Lupa</em>, la souffrance devient contamination mentale :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">“The vampire disease”</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le morceau évoque la dépression comme une corrosion progressive de l’identité.<br>“Rotting in your mind”, dont la voix mélodique devient l’un des éléments les plus importants du disque. Le chant ne cherche jamais l’explosion démonstrative ; il flotte constamment entre fragilité et tension, donnant aux morceaux une sensation de vulnérabilité permanente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est précisément cette retenue qui rend les moments plus lourds aussi efficaces.<br>Quand Harvestime explose, ce n’est jamais gratuit. La saturation semble toujours surgir d’un trop-plein émotionnel longtemps contenu.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le bruit du monde moderne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais <em>Head for a Fall</em> ne reste pas enfermé dans l’intime.<br>Au fil des morceaux, le disque élargit progressivement son regard vers les mécanismes sociaux qui nourrissent cette fatigue intérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>All Liars</em> introduit déjà un climat de défiance morale :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">“Distortion of the truth”</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Tandis que <em>Utopia</em> transforme le monde contemporain en système truqué :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">“It’s as if someone is cheating the game”</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le morceau fonctionne presque comme une hallucination paranoïaque du capitalisme moderne : cartes manquantes, argent disparu, règles biaisées, injonction permanente à participer au système sans jamais le questionner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais là encore, Harvestime évite soigneusement le discours militant simpliste. Le groupe préfère les fragments, les impressions, les répétitions. Comme si le monde extérieur lui-même devenait une boucle mentale supplémentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et <em>Darkside</em> pousse cette logique jusqu’à l’épuisement existentiel :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">“Barely time to breathe<br>A new wave arrives”</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Probablement l’un des morceaux les plus réussis du disque. Le temps y devient mécanique : soleil, lune, répétition, fatigue, surcharge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Harvestime capte parfaitement cette sensation moderne de vivre dans un cycle continu d’obligations où l’on finit par ne plus savoir si l’on existe réellement :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">“Only have free time at night / When you don’t know you’re alive”</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Rarement l’épuisement contemporain aura été exprimé avec autant de simplicité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Relations toxiques et prédateurs émotionnels</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’autre grande force de <em>Head for a Fall</em>, c’est sa manière d’aborder les relations humaines sans romantisme naïf. Dans <em>Propaganda</em>, l’amour ressemble déjà à une mécanique usée :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">“Kiss Kiss Fight”</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations deviennent performatives, répétitives, vidées de leur authenticité. Puis <em>Predator</em> pousse cette logique vers quelque chose de beaucoup plus sombre encore : domination, manipulation, fascination pour le danger émotionnel. Le morceau adopte le point de vue du prédateur lui-même :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">“Run away, hide, run away”</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Et derrière cette menace flotte une sensualité toxique très maîtrisée. Ici encore, l’influence de la scène alternative américaine des années 90 se fait sentir, notamment dans cette capacité à mélanger le désir, la violence, la fragilité et le danger.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une production imparfaite mais vivante</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La production de <em>Head for a Fall</em> n’est pas irréprochable. Par moments, le disque manque de précision ou de puissance pour pleinement porter l’ambition émotionnelle des morceaux. Mais paradoxalement, cette légère rugosité sert aussi l’identité du groupe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce que Harvestime ne sonne jamais clinique. Le disque conserve de l’air, des aspérités, une sensation organique,<br>qui renforcent l’impression d’écouter un album sincère plutôt qu’un produit entièrement lissé. Dans un paysage rock souvent obsédé par la compression parfaite et les productions gigantesques, cette fragilité technique finit même par devenir touchante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et derrière cette architecture émotionnelle, le jeu de batterie apporte une respiration essentielle : jamais démonstrative, mais constamment au service des dynamiques du disque, des montées lentes et des explosions contenues.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La lumière à travers les fissures</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Puis vient <em>Glass</em>. Et soudain, après tant de tensions, de boucles mentales et de désillusions, l’album laisse enfin entrer quelque chose qui ressemble à de la clarté.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">“Messy me outside<br>Crystal clear inside”</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Magnifique conclusion, parce qu’elle ne cherche jamais la guérison totale. Les blessures restent là. La fragilité aussi. Mais le disque semble enfin accepter que l’on puisse continuer à vivre avec ses fissures sans forcément chercher à les masquer.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">“Grown in the light<br>Carried by mountains”</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Après un album souvent nocturne et étouffant, cette ouverture vers la lumière agit comme une respiration finale. Et c’est peut-être là toute la réussite de <em>Head for a Fall</em> : Harvestime ne transforme jamais la douleur en posture esthétique vide. Le groupe préfère explorer ce qu’il reste d’humain à l’intérieur du chaos commes les souvenirs, les tensions, les relations abîmées, les fatigues modernes et cette envie persistante de continuer malgré tout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un disque imparfait, dense, sincère — et précisément pour cela profondément vivant.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Vous pouvez également lire la chronique d&rsquo;Hubert Jaulin à propos de <em>Head for a Fall</em> : <br><a href="https://www.fppa.fr/chronique-de-hubert-jaulin/harvestime-head-for-a-fall-album/">https://www.fppa.fr/chronique-de-hubert-jaulin/harvestime-head-for-a-fall-album/</a></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-center has-small-font-size wp-block-paragraph">Retrouvez l&rsquo;album de Harvestime « Head for a Fall » en écoute sur le site</p>



<p class="has-text-align-center has-small-font-size wp-block-paragraph"><a href="https://linktr.ee/harvestime"><strong>https://linktr.ee/harvestime</strong></a></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/05/storage_23C1-15E6_Pictures_album-head-for-a-fall_2-1024x1024.png" alt="" class="wp-image-8101" style="width:726px;height:auto" srcset="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/05/storage_23C1-15E6_Pictures_album-head-for-a-fall_2-1024x1024.png 1024w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/05/storage_23C1-15E6_Pictures_album-head-for-a-fall_2-300x300.png 300w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/05/storage_23C1-15E6_Pictures_album-head-for-a-fall_2-150x150.png 150w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/05/storage_23C1-15E6_Pictures_album-head-for-a-fall_2-768x768.png 768w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/05/storage_23C1-15E6_Pictures_album-head-for-a-fall_2-1536x1536.png 1536w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/05/storage_23C1-15E6_Pictures_album-head-for-a-fall_2-600x600.png 600w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/05/storage_23C1-15E6_Pictures_album-head-for-a-fall_2.png 1772w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><a href="http://www.fppa.fr"><strong>Accueil fppa.fr</strong></a></p>



<p class="has-text-align-center has-small-font-size wp-block-paragraph">Harvestime : les vertiges de l’intérieur<br>Chronique de Yaël « Grave Clave » Mothes</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Cargo « Terrien » Album</title>
		<link>https://www.fppa.fr/chronique-de-yael-grave-clave-mothes/cargo-terrien-chronique-dun-monde-qui-sepuise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[fppacombrtactive]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 15:35:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique de Yaël "Grave Clave" Mothes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cargo « Terrien » chronique d’un monde qui s’épuise Il y a des albums qui cherchent encore à divertir. Terrien, lui, semble vouloir témoigner.Le troisième disque du groupe bordelais Cargo n’avance ni masqué, ni décoratif. Il regarde le monde droit dans les yeux — ses fractures écologiques, ses violences sociales, sa fatigue humaine — mais sans jamais [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.fppa.fr/chronique-de-yael-grave-clave-mothes/cargo-terrien-chronique-dun-monde-qui-sepuise/">Cargo « Terrien » Album</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.fppa.fr">fppa.fr || Prod - Rec - Mix</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="427" src="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/05/band-guide-utltime-terrienvisuel_1365x1365_DPI96-1-1024x427.png" alt="" class="wp-image-8070" srcset="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/05/band-guide-utltime-terrienvisuel_1365x1365_DPI96-1-1024x427.png 1024w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/05/band-guide-utltime-terrienvisuel_1365x1365_DPI96-1-300x125.png 300w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/05/band-guide-utltime-terrienvisuel_1365x1365_DPI96-1-768x320.png 768w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/05/band-guide-utltime-terrienvisuel_1365x1365_DPI96-1.png 1365w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h1 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>Cargo « <em>Terrien »</em> chronique d’un monde qui s’épuise</strong></h1>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des albums qui cherchent encore à divertir. <em>Terrien</em>, lui, semble vouloir témoigner.<br>Le troisième disque du groupe bordelais Cargo n’avance ni masqué, ni décoratif. Il regarde le monde droit dans les yeux — ses fractures écologiques, ses violences sociales, sa fatigue humaine — mais sans jamais transformer ce regard en démonstration froide. C’est peut-être là sa plus grande force : faire de l’inquiétude contemporaine une matière profondément sensible. Car <em>Terrien</em> n’est pas un manifeste. C’est un disque habité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès le morceau-titre, Cargo pose ce qui deviendra la grande tension de l’album : l’opposition entre l’enracinement et la déconnexion moderne. La figure de cet homme qui “retourne la terre” comme “le faisaient ses pères” agit moins comme une nostalgie rurale que comme le rappel d’un rapport ancien au réel — un rapport concret, physique, cyclique. Ici, la terre n’est pas un symbole abstrait : elle est travail, mémoire, transmission.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Ici on oublie tout / Sauf d’où l’on vient »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Rarement une phrase aura aussi bien résumé l’esprit du disque. Car chez Cargo, être “terrien” ne relève pas d’une identité folklorique ou d’un retour romantique à la nature. C’est presque devenu une résistance. Résister au bruit permanent, à l’accélération, à la saturation technologique. Quand le morceau bascule soudain dans un vocabulaire de “bandes passantes”, d’ondes et de flux numériques, le contraste devient brutal. Le groupe oppose alors deux mondes : celui du geste et celui du réseau.<br>Mais jamais de manière simpliste. Cargo sait que nous appartenons déjà aux deux. Cette ambivalence traverse tout l’album.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le bruit du monde</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des morceaux, <em>Terrien</em> compose ainsi une véritable cartographie de l’époque contemporaine. Une époque où l’humanité semble parfaitement consciente de la catastrophe — mais incapable de modifier sa trajectoire.<br>Dans <em>Ondeline</em>, probablement l’un des morceaux les plus beaux du disque, les nuages “pleurent du spectacle d’en bas” tandis que les hommes continuent d’avancer :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Puisqu’on ne comprend pas on y va tout droit »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Toute la tragédie moderne tient dans cette ligne. Nous savons, mais nous persistons.<br>Cargo touche ici à quelque chose de profondément actuel : cette sensation étrange d’assister lucidement à l’effondrement écologique, social ou moral du monde, tout en continuant malgré tout à participer à sa mécanique. Et plutôt que de transformer cette intuition en discours militant, le groupe choisit la poésie inquiète, les images flottantes, les refrains qui tournent comme des pensées obsessionnelles.<br>L’ombre de Humain, trop humain plane d’ailleurs explicitement sur le morceau, comme si Cargo cherchait à montrer une humanité prisonnière de ses propres contradictions :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Toujours plus toujours pour rien »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Cette phrase pourrait presque devenir le sous-titre de l’album.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les corps oubliés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais <em>Terrien</em> ne se contente pas de parler d’effondrement abstrait. Le disque revient sans cesse aux corps, aux existences invisibles, aux vies usées par les logiques économiques contemporaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Tsunami</em> est sans doute le morceau le plus frontalement politique du lot. Le capitalisme y apparaît comme une machine autonome, froide, lancée dans sa propre fuite en avant :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Cash Flow Cash Flow<br>Business Angels The Finance Corporate »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le langage économique devient un bruit mécanique, désincarné, récité comme une liturgie absurde pendant que “la planète engloutie” disparaît sous les suies toxiques. Pourtant, même ici, Cargo refuse le slogan facile. Ce qui traverse le morceau, ce n’est pas seulement la colère ; c’est une immense fatigue morale face à un système devenu incapable de regarder les dégâts qu’il produit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette même fatigue irrigue <em>Ultramètre</em>, l’un des titres les plus sombres du disque.<br>Le morceau donne voix aux “forgotten people”, ceux qui travaillent dans “la graisse des cuisines sordides” ou “la poussière des usines obscures”. La répétition permanente des phrases crée une sensation d’enfermement presque physique. On n’y trouve plus d’horizon, seulement la répétition des jours, du travail et des dettes.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« This man work and pay all day long and even at night »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le travail ne permet plus de vivre ; il permet seulement de continuer à payer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est précisément là que <em>Terrien</em> devient bouleversant : Cargo ne parle jamais des grandes catastrophes sans revenir immédiatement à leurs conséquences humaines concrètes. Derrière les systèmes, il y a toujours des corps fatigués, des gestes répétitifs, des existences reléguées dans l’angle mort du progrès.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une musique de la tension</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Musicalement, cette vision du monde trouve un écho particulièrement cohérent. Cargo construit un rock tendu, organique, sans surcharge. On imagine des guitares rugueuses, des rythmiques insistantes, des morceaux qui avancent davantage par pression continue que par explosion spectaculaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est sans doute le choix le plus juste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car <em>Terrien</em> n’est pas un album de démonstration. Il travaille plutôt l’usure, la répétition, la persistance des inquiétudes. Même les textes fonctionnent ainsi : refrains martelés, motifs récurrents, phrases qui reviennent jusqu’à devenir presque des mantras modernes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>Motoridles</em>, morceau minimal et fiévreux, quelques lignes suffisent à installer une sensation de perte affective et d’urgence nerveuse :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« I want you I want you I want you »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Là encore, Cargo privilégie l’impact brut plutôt que la sophistication littéraire. Et cette économie de moyens donne parfois aux morceaux une intensité presque post-punk.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Habiter le réel</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui impressionne finalement dans <em>Terrien</em>, c’est sa cohérence profonde. Peu de groupes parviennent aujourd’hui à parler du monde contemporain sans tomber : soit dans le cynisme désabusé, soit dans le discours militant illustré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cargo évite les deux pièges. Le groupe choisit une voie plus rare : celle d’une inquiétude incarnée. Une inquiétude qui passe par les paysages, les corps, les machines, les éléments naturels, les gestes quotidiens. <em>Terrien</em> regarde un monde épuisé, saturé de flux, d’exploitation et de bruit — mais continue malgré tout à chercher ce qui pourrait encore relier les hommes à quelque chose de tangible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La terre. Le vivant. Les autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et peut-être est-ce cela, au fond, le véritable sujet de l’album : non pas l’effondrement lui-même, mais la difficulté croissante à rester humain au milieu de lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un disque dense, tendu, profondément contemporain — et qui rappelle que le rock peut encore être un lieu où penser, sentir et résister sans jamais cesser de vibrer. Cargo « Terrien » chronique d’un monde qui s’épuise.</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><a href="https://fppa.fanlink.tv/cargo-terrien-album">https://fppa.fanlink.tv/cargo-terrien-album</a></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-center has-medium-font-size wp-block-paragraph">Retrouvez les albums de Cargo en écoute sur le site</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-2 is-cropped has-white-background-color has-background wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><a href="https://www.fppa.fr/rock/cargo-terrien-album/"><img loading="lazy" decoding="async" width="612" height="615" data-id="7982" src="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/04/669614329_1286944390081818_7379087173592075613_n.jpg" alt="Cargo Terrien Album" class="wp-image-7982" style="aspect-ratio:1" srcset="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/04/669614329_1286944390081818_7379087173592075613_n.jpg 612w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/04/669614329_1286944390081818_7379087173592075613_n-300x300.jpg 300w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/04/669614329_1286944390081818_7379087173592075613_n-150x150.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 612px) 100vw, 612px" /></a></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://www.fppa.fr/rock/cargo-replique-album/"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="800" data-id="2837" src="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2021/03/cover_plateformes_mon-ange.png" alt="" class="wp-image-2837" style="aspect-ratio:1" srcset="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2021/03/cover_plateformes_mon-ange.png 800w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2021/03/cover_plateformes_mon-ange-300x300.png 300w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2021/03/cover_plateformes_mon-ange-150x150.png 150w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2021/03/cover_plateformes_mon-ange-768x768.png 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a></figure>
</figure>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="512" height="512" src="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2019/01/cropped-fppa_trans.png" alt="fppa.fr studio enregistrement mixage yael grave clave mothes" class="wp-image-6" style="width:348px;height:auto" srcset="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2019/01/cropped-fppa_trans.png 512w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2019/01/cropped-fppa_trans-150x150.png 150w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2019/01/cropped-fppa_trans-300x300.png 300w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2019/01/cropped-fppa_trans-270x270.png 270w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2019/01/cropped-fppa_trans-192x192.png 192w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2019/01/cropped-fppa_trans-180x180.png 180w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2019/01/cropped-fppa_trans-32x32.png 32w" sizes="auto, (max-width: 512px) 100vw, 512px" /></figure>
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<p class="has-text-align-center has-small-font-size wp-block-paragraph">Cargo « Terrien » chronique d’un monde qui s’épuise</p>
<p>L’article <a href="https://www.fppa.fr/chronique-de-yael-grave-clave-mothes/cargo-terrien-chronique-dun-monde-qui-sepuise/">Cargo « Terrien » Album</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.fppa.fr">fppa.fr || Prod - Rec - Mix</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Note Blanche, la beauté nerveuse des fissures</title>
		<link>https://www.fppa.fr/chronique-de-yael-grave-clave-mothes/note-blanche-la-beaute-nerveuse-des-fissures/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[fppacombrtactive]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Apr 2026 14:28:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique de Yaël "Grave Clave" Mothes]]></category>
		<category><![CDATA[Rock]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Blacktong — Note Blanche, la beauté nerveuse des fissures Il y a des disques qui cherchent à convaincre immédiatement. Des disques pensés pour l’efficacité, le réflexe, l’instant. Note Blanche, lui, avance autrement.Le nouvel EP de Blacktong ne cherche jamais le confort. Il préfère les failles, les débordements, les zones émotionnelles instables. Et c’est précisément ce [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading"><strong>Blacktong — <em>Note Blanche</em>, la beauté nerveuse des fissures</strong></h1>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des disques qui cherchent à convaincre immédiatement. Des disques pensés pour l’efficacité, le réflexe, l’instant. <em>Note Blanche</em>, lui, avance autrement.<br>Le nouvel EP de Blacktong ne cherche jamais le confort. Il préfère les failles, les débordements, les zones émotionnelles instables. Et c’est précisément ce qui le rend aussi singulier dans le paysage du rock français actuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès la pochette, quelque chose intrigue. Une maison rouge perdue dans un décor presque irréel. Des feuilles blanches emportées par le vent. Une chouette qui traverse l’image comme une présence silencieuse. Tout semble suspendu entre refuge et disparition. Entre mémoire et vertige. Exactement comme les morceaux qui composent l’EP.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1001" height="1024" src="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/92cd29e2-6cf6-4d07-979e-d0f04d04376f-1001x1024.jpeg" alt="Blacktong Note Blanche EP" class="wp-image-8060" style="aspect-ratio:0.9775434130375489;width:394px;height:auto" srcset="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/92cd29e2-6cf6-4d07-979e-d0f04d04376f-1001x1024.jpeg 1001w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/92cd29e2-6cf6-4d07-979e-d0f04d04376f-293x300.jpeg 293w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/92cd29e2-6cf6-4d07-979e-d0f04d04376f-768x786.jpeg 768w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/92cd29e2-6cf6-4d07-979e-d0f04d04376f.jpeg 1244w" sizes="auto, (max-width: 1001px) 100vw, 1001px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ce visuel raconte déjà beaucoup de choses sur Blacktong. Le groupe bordelais ne travaille pas dans le réalisme brut. Il construit plutôt des paysages émotionnels. Des espaces mentaux. Des chansons qui ressemblent à des lieux habités par la fatigue, les souvenirs, les tensions affectives, la colère. Et ce besoin presque désespéré de préserver quelque chose d’humain au milieu du chaos contemporain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Disponible en streaming mais également en vinyle, <em>Note Blanche</em> apparaît immédiatement comme un disque pensé pour être traversé d’un seul mouvement. On sent une volonté de continuité émotionnelle. Une progression intérieure. Rien ici ne ressemble à une simple collection de morceaux isolés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et après une release party organisée le 29 avril 2026 à Villenave-d&rsquo;Ornon, Blacktong confirme aussi son ancrage dans une scène indépendante encore profondément vivante. Une scène où les chansons existent autant sur scène que dans les écouteurs. Une scène où l’on continue de croire à la force physique du rock.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="819" height="1024" src="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/481489017_18379321597141321_8460104968340646700_n-819x1024.jpeg" alt="Note Blanche, la beauté nerveuse des fissures" class="wp-image-7842" style="aspect-ratio:0.7998221036246387;width:417px;height:auto" srcset="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/481489017_18379321597141321_8460104968340646700_n-819x1024.jpeg 819w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/481489017_18379321597141321_8460104968340646700_n-240x300.jpeg 240w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/481489017_18379321597141321_8460104968340646700_n-768x960.jpeg 768w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/481489017_18379321597141321_8460104968340646700_n.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 819px) 100vw, 819px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le langage des blessures</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le morceau d’ouverture, <em>Note Blanche</em>, agit comme une déclaration d’intention.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« À toi la môme aux yeux luisants d’avenir »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Dès les premières lignes, le groupe impose une écriture dense, mouvante, presque fiévreuse parfois. Les textes avancent par fragments. Les images surgissent puis disparaissent. Le langage parlé côtoie des visions beaucoup plus littéraires. Et cette collision permanente donne au disque une vraie personnalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Blacktong écrit des chansons qui refusent de se figer dans un seul état émotionnel.<br>Les morceaux oscillent constamment entre tendresse et rage, entre lucidité et abandon, entre désir de fuite et besoin de lien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chant féminin au centre du projet joue énormément dans cette sensation d’instabilité émotionnelle. La voix ne cherche jamais la démonstration technique ou la puissance forcée. Elle paraît au contraire constamment traversée par quelque chose de fragile. Une tension intérieure permanente. Une manière de chanter qui donne parfois l’impression que les morceaux pourraient se désagréger à tout moment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est précisément cette fragilité qui les rend crédibles.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="819" height="1024" src="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/482362901_18380122675141321_8406742976138374705_n-819x1024.jpeg" alt="Note Blanche, la beauté nerveuse des fissures" class="wp-image-7846" style="aspect-ratio:0.799814092798678;width:366px;height:auto" srcset="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/482362901_18380122675141321_8406742976138374705_n-819x1024.jpeg 819w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/482362901_18380122675141321_8406742976138374705_n-240x300.jpeg 240w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/482362901_18380122675141321_8406742976138374705_n-768x960.jpeg 768w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/482362901_18380122675141321_8406742976138374705_n.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 819px) 100vw, 819px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>La maison intérieure de <em>La Baraque</em></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Puis arrive <em>La Baraque</em>, probablement l’un des sommets émotionnels de l’EP.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le morceau transforme l’intime en véritable espace de combustion affective.<br>La “baraque” devient à la fois refuge, prison, territoire mental, lieu de dépendance mais aussi dernier endroit où continuer à ressentir quelque chose malgré les blessures.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Dans ma baraque pleine de sensations »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Cette phrase résume presque tout l’univers de <em>Note Blanche</em>.<br>Chez Blacktong, les émotions ne sont jamais propres ou parfaitement définies. Elles débordent, se mélangent et contaminent tout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’invention du mot “Tendr’haine” est d’ailleurs très révélatrice de cette logique.<br>Le groupe refuse constamment de séparer l’amour et la violence, la douceur et la destruction, le désir et le ressentiment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est ce qui donne au morceau une profondeur rare. <em>La Baraque</em> ne parle pas seulement d’une relation compliquée. Il parle de cette étrange dépendance émotionnelle qui pousse parfois à retourner vers ce qui nous abîme simplement pour continuer à se sentir vivant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Musicalement, on imagine parfaitement le groupe jouer sur les montées lentes, les respirations, les changements de dynamique et les explosions retenues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le format guitare / basse / batterie permet justement à Blacktong de conserver quelque chose de très organique. Rien ne semble figé. Les morceaux avancent comme des corps nerveux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le vertige verbal de <em>Vouloir</em></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c’est probablement avec <em>Vouloir</em> que l’EP atteint son point de bascule.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Accompagné au piano par L&rsquo;Artisan Chansonnier, le morceau dépasse rapidement le simple cadre du rock alternatif pour devenir une véritable spirale mentale.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Vouloir comprendre<br>Vouloir entendre<br>Vouloir saisir »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le mot “vouloir” revient sans cesse jusqu’à devenir presque obsessionnel.<br>Le texte fonctionne comme une accumulation incontrôlable : vouloir aimer, vouloir changer, vouloir guérir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Blacktong capte ici quelque chose de profondément contemporain : l’impossibilité de calmer le désir humain. Tout semble devoir être vécu, compris, ressenti, possédé, dépassé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et le morceau devient progressivement une immense litanie de frustrations, de contradictions et d’aspirations impossibles à résoudre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le piano de L&rsquo;Artisan Chansonnier joue alors un rôle fondamental. Il apporte de l’espace, de la respiration et une forme de tension harmonique, au milieu du débordement verbal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les passages en arpèges créent des zones suspendues avant que le texte ne replonge dans ses propres boucles mentales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rarement le rock français récent aura osé une telle densité textuelle sans tomber dans la pose intellectuelle ou le maniérisme vide.<br>Parce que chez Blacktong, tout semble partir d’un besoin réel. D’une urgence émotionnelle. Le groupe ne cherche jamais à impressionner par les mots. Il cherche à traduire un état intérieur devenu trop vaste pour rester silencieux.</p>


<div class="wp-block-image is-style-rounded">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/DSC_3299-1-1024x683.jpg" alt="Note Blanche, la beauté nerveuse des fissures" class="wp-image-7906" style="aspect-ratio:1.4992888417882142;width:402px;height:auto" srcset="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/DSC_3299-1-1024x683.jpg 1024w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/DSC_3299-1-300x200.jpg 300w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/DSC_3299-1-768x512.jpg 768w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/DSC_3299-1-1536x1024.jpg 1536w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/DSC_3299-1.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="has-text-align-center has-small-font-size wp-block-paragraph">Note Blanche, la beauté nerveuse des fissures</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’ailleurs, la fuite et les ruines modernes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le reste de l’EP prolonge cette même sensation de mouvement permanent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Somewhere Else</em> apporte une respiration plus mélancolique. Le morceau parle du départ, de l’éloignement, du besoin de quitter certains espaces pour survivre émotionnellement.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">“Feeling alone, meanwhile I feel free”</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Très belle ligne, parce qu’elle résume parfaitement la contradiction qui traverse tout le disque :<br>la liberté implique souvent la solitude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis <em>Chacun son train</em> referme l’EP avec une lucidité presque désarmée.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Chacun son wagon, son siège et ses jouets »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le morceau reconnecte brutalement l’intime au collectif.<br>Le monde décrit par Blacktong apparaît fragmenté, fatigué, saturé de charge mentale et prisonnier de cycles émotionnels et sociaux qui se répètent sans cesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais malgré cette noirceur diffuse, le groupe refuse toujours le cynisme absolu. Les morceaux continuent de chercher une possibilité de lien et une forme de sincérité. Ou simplement une manière de continuer à aimer sans totalement se perdre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est probablement là que <em>Note Blanche</em> touche le plus juste.</p>


<div class="wp-block-image is-style-default">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/612865319_1470669665063391_8929830525780335393_n-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-7866" style="width:512px;height:auto" srcset="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/612865319_1470669665063391_8929830525780335393_n-1024x576.jpg 1024w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/612865319_1470669665063391_8929830525780335393_n-300x169.jpg 300w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/612865319_1470669665063391_8929830525780335393_n-768x432.jpg 768w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/612865319_1470669665063391_8929830525780335393_n-1536x864.jpg 1536w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/612865319_1470669665063391_8929830525780335393_n-800x450.jpg 800w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/612865319_1470669665063391_8929830525780335393_n.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un disque profondément artisanal</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’EP a été enregistré, édité, produit et mixé par Yaël Mothes. Et cela s’entend immédiatement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le disque conserve des aspérités, de l’air, une respiration organique, loin des productions ultra-lissées qui dominent souvent le rock actuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mastering assuré par Alexis Bardinet de Globe Audio Mastering permet justement à cette matière émotionnelle très dense de rester lisible sans perdre sa rugosité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et cette fabrication artisanale prolonge naturellement l’évolution du groupe depuis <em>Mademoiselle O</em>. Là où ce précédent disque semblait encore attaché à une figure centrale ou à une narration identifiable, <em>Note Blanche</em> paraît beaucoup plus fragmentaire, plus sensoriel, presque impressionniste par moments.</p>


<div class="wp-block-image is-style-rounded">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/613656404_1470670981729926_2870973749896713346_n-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-7871" style="width:485px;height:auto" srcset="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/613656404_1470670981729926_2870973749896713346_n-1024x576.jpg 1024w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/613656404_1470670981729926_2870973749896713346_n-300x169.jpg 300w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/613656404_1470670981729926_2870973749896713346_n-768x432.jpg 768w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/613656404_1470670981729926_2870973749896713346_n-1536x864.jpg 1536w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/613656404_1470670981729926_2870973749896713346_n-800x450.jpg 800w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/01/613656404_1470670981729926_2870973749896713346_n.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Dès lors, Blacktong semble désormais écrire des chansons comme on écrit des éclats de mémoire ou des journaux de tension intérieure.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le vertige comme forme de sincérité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, <em>Note Blanche</em> est un disque sur l’impossibilité de stabiliser quoi que ce soit : les relations, les désirs, les souvenirs, les identités ou même les certitudes que l’on croyait solides.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout vacille constamment. Mais Blacktong transforme ce vacillement en langage artistique. Le groupe refuse les émotions prémâchées, les refrains décoratifs, les résolutions faciles et les postures artificielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la place, il propose des chansons qui acceptent l’excès, les contradictions, les débordements, les hésitations et les blessures ouvertes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et dans une époque obsédée par la vitesse et l’immédiateté, cette fragilité devient presque un geste politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Note Blanche</em> n’est pas un disque parfait.<br>C’est beaucoup mieux que ça.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un disque vivant.</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><a href="http://www.blacktong.com">www.blacktong.com</a></strong></p>



<ul class="wp-block-social-links has-normal-icon-size has-visible-labels is-style-default is-vertical is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-social-links-is-layout-9e854a8b wp-block-social-links-is-layout-flex"><li class="wp-social-link wp-social-link-bandcamp wp-block-social-link"><a rel="noopener nofollow" target="_blank" href="https://blacktong.bandcamp.com/album/mademoiselle-o" class="wp-block-social-link-anchor"><svg width="24" height="24" viewBox="0 0 24 24" version="1.1" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg" aria-hidden="true" focusable="false"><path d="M15.27 17.289 3 17.289 8.73 6.711 21 6.711 15.27 17.289"></path></svg><span class="wp-block-social-link-label">Bandcamp</span></a></li>

<li class="wp-social-link wp-social-link-instagram wp-block-social-link"><a rel="noopener nofollow" target="_blank" href="https://www.instagram.com/blacktong33/" class="wp-block-social-link-anchor"><svg width="24" height="24" viewBox="0 0 24 24" version="1.1" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg" aria-hidden="true" focusable="false"><path d="M12,4.622c2.403,0,2.688,0.009,3.637,0.052c0.877,0.04,1.354,0.187,1.671,0.31c0.42,0.163,0.72,0.358,1.035,0.673 c0.315,0.315,0.51,0.615,0.673,1.035c0.123,0.317,0.27,0.794,0.31,1.671c0.043,0.949,0.052,1.234,0.052,3.637 s-0.009,2.688-0.052,3.637c-0.04,0.877-0.187,1.354-0.31,1.671c-0.163,0.42-0.358,0.72-0.673,1.035 c-0.315,0.315-0.615,0.51-1.035,0.673c-0.317,0.123-0.794,0.27-1.671,0.31c-0.949,0.043-1.233,0.052-3.637,0.052 s-2.688-0.009-3.637-0.052c-0.877-0.04-1.354-0.187-1.671-0.31c-0.42-0.163-0.72-0.358-1.035-0.673 c-0.315-0.315-0.51-0.615-0.673-1.035c-0.123-0.317-0.27-0.794-0.31-1.671C4.631,14.688,4.622,14.403,4.622,12 s0.009-2.688,0.052-3.637c0.04-0.877,0.187-1.354,0.31-1.671c0.163-0.42,0.358-0.72,0.673-1.035 c0.315-0.315,0.615-0.51,1.035-0.673c0.317-0.123,0.794-0.27,1.671-0.31C9.312,4.631,9.597,4.622,12,4.622 M12,3 C9.556,3,9.249,3.01,8.289,3.054C7.331,3.098,6.677,3.25,6.105,3.472C5.513,3.702,5.011,4.01,4.511,4.511 c-0.5,0.5-0.808,1.002-1.038,1.594C3.25,6.677,3.098,7.331,3.054,8.289C3.01,9.249,3,9.556,3,12c0,2.444,0.01,2.751,0.054,3.711 c0.044,0.958,0.196,1.612,0.418,2.185c0.23,0.592,0.538,1.094,1.038,1.594c0.5,0.5,1.002,0.808,1.594,1.038 c0.572,0.222,1.227,0.375,2.185,0.418C9.249,20.99,9.556,21,12,21s2.751-0.01,3.711-0.054c0.958-0.044,1.612-0.196,2.185-0.418 c0.592-0.23,1.094-0.538,1.594-1.038c0.5-0.5,0.808-1.002,1.038-1.594c0.222-0.572,0.375-1.227,0.418-2.185 C20.99,14.751,21,14.444,21,12s-0.01-2.751-0.054-3.711c-0.044-0.958-0.196-1.612-0.418-2.185c-0.23-0.592-0.538-1.094-1.038-1.594 c-0.5-0.5-1.002-0.808-1.594-1.038c-0.572-0.222-1.227-0.375-2.185-0.418C14.751,3.01,14.444,3,12,3L12,3z M12,7.378 c-2.552,0-4.622,2.069-4.622,4.622S9.448,16.622,12,16.622s4.622-2.069,4.622-4.622S14.552,7.378,12,7.378z M12,15 c-1.657,0-3-1.343-3-3s1.343-3,3-3s3,1.343,3,3S13.657,15,12,15z M16.804,6.116c-0.596,0-1.08,0.484-1.08,1.08 s0.484,1.08,1.08,1.08c0.596,0,1.08-0.484,1.08-1.08S17.401,6.116,16.804,6.116z"></path></svg><span class="wp-block-social-link-label">Instagram</span></a></li>

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</div>


<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center">Note Blanche, la beauté nerveuse des fissures</h3>


<div class="taxonomy-category has-text-align-center wp-block-post-terms"><a href="https://www.fppa.fr/chronique-de-yael-grave-clave-mothes/" rel="tag">Chronique de Yaël « Grave Clave » Mothes</a><span class="wp-block-post-terms__separator">, </span><a href="https://www.fppa.fr/rock/" rel="tag">Rock</a></div>


<p class="wp-block-paragraph"></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Phoque : La fête cabossée des jours ordinaires</title>
		<link>https://www.fppa.fr/chronique-de-yael-grave-clave-mothes/phoque-la-fete-cabossee-des-jours-ordinaires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[fppacombrtactive]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Feb 2015 16:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique de Yaël "Grave Clave" Mothes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Phoque : La fête cabossée des jours ordinaires Le bruit plutôt que la pose Il y a des albums qui cherchent à paraître importants. Des albums qui s’enferment dans la démonstration ou dans une forme de sérieux permanent. Phoque !, lui, choisit exactement l’inverse.Le nouvel album de Les Voisins D&#8217;en Face préfère le mouvement, le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>Phoque : La fête cabossée des jours ordinaires</strong></h1>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le bruit plutôt que la pose</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des albums qui cherchent à paraître importants. Des albums qui s’enferment dans la démonstration ou dans une forme de sérieux permanent. <em>Phoque !</em>, lui, choisit exactement l’inverse.<br>Le nouvel album de Les Voisins D&rsquo;en Face préfère le mouvement, le bruit, les copains et les refrains fédérateurs. Il préfère les vannes qui débordent et cette énergie profondément collective qui appartient aux vrais disques de rock festif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais derrière l’humour, les accélérations et le chaos apparent, <em>Phoque !</em> cache aussi quelque chose de plus touchant qu’il n’y paraît. Les meilleurs albums de rock festif ont souvent cette capacité très particulière à parler des galères du quotidien sans jamais écraser l’auditeur sous le poids du monde. Ils transforment la fatigue en énergie, les désillusions en refrains et les lendemains compliqués en raisons supplémentaires de continuer à faire du bruit ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est précisément ce que réussissent Les Voisins D’en Face.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="599" height="539" src="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2015/01/R-11560712-1518519015-6480.jpeg.jpg" alt="Les Voisins d'en Face Phoque Album" class="wp-image-1711" style="width:495px;height:auto" srcset="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2015/01/R-11560712-1518519015-6480.jpeg.jpg 599w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2015/01/R-11560712-1518519015-6480.jpeg-300x270.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 599px) 100vw, 599px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des chansons faites pour être vécues</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dès les premiers morceaux, une chose saute aux oreilles : <em>Phoque !</em> est un album pensé pour être vécu à plusieurs. Tout y respire la scène, les salles pleines, les bars et les festivals d’été. On imagine immédiatement les refrains repris un peu faux, les verres qui s’entrechoquent et les corps qui bougent ensemble dans une euphorie joyeusement désordonnée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le groupe bordelais joue un rock vivant, généreux et immédiat. Pas un rock froidement efficace ou calibré pour les playlists. Un rock profondément humain, porté par des accélérations soudaines, des mélodies simples mais redoutablement accrocheuses et des textes qui avancent constamment entre humour et observation sociale. Et surtout, on sent partout le plaisir évident de jouer ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est probablement ça qui rend <em>Phoque !</em> aussi attachant : on entend constamment le groupe sourire derrière les amplis.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="535" src="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/05/R-11560712-1518519021-9262.jpg" alt="Phoque : La fête cabossée des jours ordinaires" class="wp-image-8120" style="width:338px;height:auto" srcset="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/05/R-11560712-1518519021-9262.jpg 600w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/05/R-11560712-1518519021-9262-300x268.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’héritage du rock festif français</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Impossible de ne pas penser à toute une tradition du rock français populaire en écoutant l’album. Il y a évidemment quelque chose des Les Wampas dans cette manière de mêler absurdité, tendresse et autodérision sans jamais casser l’énergie générale des morceaux. On retrouve aussi des traces de Mano Negra dans le goût du collectif et cette impression permanente que la musique doit avant tout rester physique et vivante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais Les Voisins D’en Face évitent intelligemment le piège du revival nostalgique. <em>Phoque !</em> ne cherche jamais à reproduire mécaniquement le rock alternatif français des années 80 ou 90. Le groupe garde au contraire quelque chose de très actuel dans sa manière de raconter les petites déroutes du quotidien, les fatigues modernes, les relations bancales et cette étrange sensation de continuer à avancer dans un monde de plus en plus absurde.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="594" height="600" src="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/05/R-11560712-1518519147-7961.jpg" alt="Phoque : La fête cabossée des jours ordinaires" class="wp-image-8121" style="width:325px;height:auto" srcset="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/05/R-11560712-1518519147-7961.jpg 594w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/05/R-11560712-1518519147-7961-297x300.jpg 297w" sizes="auto, (max-width: 594px) 100vw, 594px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le désordre comme énergie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui fonctionne particulièrement bien dans l’album, c’est cette impression permanente de mouvement. Les morceaux semblent constamment sur le point de déraper sans jamais totalement perdre le contrôle. Le saxophone joue énormément dans cette sensation. Il apporte du relief, du désordre et une chaleur immédiate qui donne aux morceaux une vraie couleur populaire et festive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On imagine parfaitement les cuivres débarquer au milieu d’un refrain déjà lancé à pleine vitesse pendant qu’une salle entière reprend les paroles en hurlant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant, malgré cette énergie très festive, l’album ne devient jamais une simple succession de morceaux à boire. Derrière la déconne, il y a toujours une fatigue discrète, un regard légèrement désabusé sur le quotidien et cette conscience diffuse que le temps passe plus vite qu’avant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais plutôt que de sombrer dans le cynisme, Les Voisins D’en Face choisissent le mouvement. Continuer à jouer. Continuer à rire. Continuer à faire du bruit tant qu’il reste encore des gens pour le partager.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="575" src="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/05/R-11560712-1518519155-3137.jpg" alt="Phoque : La fête cabossée des jours ordinaires" class="wp-image-8122" style="width:425px;height:auto" srcset="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/05/R-11560712-1518519155-3137.jpg 600w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/05/R-11560712-1518519155-3137-300x288.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le rock des gens normaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des grandes qualités de <em>Phoque !</em>, c’est aussi sa proximité immédiate. Les morceaux donnent souvent l’impression de parler des copains, des soirées ratées, des discussions de comptoir ou des histoires d’amour un peu foireuses qui finissent toujours par devenir de bons souvenirs une fois racontées entre amis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est probablement ce qui rend le disque aussi sincère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Voisins D’en Face ne cherchent jamais à transformer leurs personnages en héros romantiques ou en grandes figures de rébellion. Ce sont surtout des gens fatigués, un peu paumés parfois, mais toujours vivants. Des gens qui continuent malgré tout à transformer leurs petites catastrophes personnelles en énergie collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette humanité traverse tout l’album. Même les morceaux les plus absurdes gardent quelque chose de profondément tendre. Comme si le groupe refusait absolument de devenir cynique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un disque qui appelle la scène</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et au fond, <em>Phoque !</em> fonctionne surtout parce qu’il sent le live du début à la fin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout dans l’album semble pensé pour les salles moites, les balances approximatives, les refrains gueulés trop fort et cette euphorie particulière des concerts où tout le monde finit par chanter ensemble même sans connaître parfaitement les paroles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le disque ne cherche jamais la perfection technique. Il cherche plutôt l’élan, le partage et cette sensation très rare aujourd’hui d’écouter un groupe qui joue réellement ensemble plutôt qu’une production entièrement verrouillée par ordinateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et cette spontanéité fait énormément de bien.</p>


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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="599" height="258" src="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/05/R-11560712-1518519266-7984.jpg" alt="" class="wp-image-8123" style="aspect-ratio:2.3217183770883056;width:488px;height:auto" srcset="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/05/R-11560712-1518519266-7984.jpg 599w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2026/05/R-11560712-1518519266-7984-300x129.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 599px) 100vw, 599px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>La fête comme résistance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, <em>Phoque !</em> parle surtout d’une chose très simple : continuer malgré tout. Continuer à rire, continuer à faire la fête et continuer à créer du collectif dans une époque qui pousse de plus en plus chacun à rester seul dans son coin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et dans un paysage musical souvent obsédé par l’image, la performance ou le calcul, cette générosité devient presque une forme de résistance instinctive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Voisins D’en Face rappellent surtout que le rock festif peut encore être drôle, vivant, sincère et profondément humain sans jamais perdre son énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Phoque !</em> n’est peut-être pas un disque parfait.<br>Mais c’est exactement le genre d’album dont on ressort avec l’envie immédiate d’appeler quelques amis, d’ouvrir une autre bière et de repousser encore un peu l’heure de rentrer chez soi.</p>



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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="512" height="512" src="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2019/01/cropped-fppa_trans.png" alt="fppa.fr studio enregistrement mixage yael grave clave mothes" class="wp-image-6" style="width:348px;height:auto" srcset="https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2019/01/cropped-fppa_trans.png 512w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2019/01/cropped-fppa_trans-150x150.png 150w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2019/01/cropped-fppa_trans-300x300.png 300w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2019/01/cropped-fppa_trans-270x270.png 270w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2019/01/cropped-fppa_trans-192x192.png 192w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2019/01/cropped-fppa_trans-180x180.png 180w, https://www.fppa.fr/fppa/wp-content/uploads/2019/01/cropped-fppa_trans-32x32.png 32w" sizes="auto, (max-width: 512px) 100vw, 512px" /></figure>
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<p class="has-text-align-center has-small-font-size wp-block-paragraph">Phoque : La fête cabossée des jours ordinaires</p>


<div class="taxonomy-category has-text-align-center wp-block-post-terms"><a href="https://www.fppa.fr/chronique-de-yael-grave-clave-mothes/" rel="tag">Chronique de Yaël « Grave Clave » Mothes</a></div><p>L’article <a href="https://www.fppa.fr/chronique-de-yael-grave-clave-mothes/phoque-la-fete-cabossee-des-jours-ordinaires/">Phoque : La fête cabossée des jours ordinaires</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.fppa.fr">fppa.fr || Prod - Rec - Mix</a>.</p>
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